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Inspirée par les diverses machines, leur bruit, cette atmosphère si particulière qui règne au sein de l’atelier, cette oeuvre performative tente de faire s’animer cet espace vide
(la performance est jouée de nuit), dont les grand absents sont finalement les Hommes.
Proposition parfois spectaculaire, cette pièce au rythme entraînant n’est pas sans rappeler des aspects plus sombres du monde industriel, comme l’inhumanité du travail à la chaîne et sa rythmique incessante et régulière.
L’Afrique et la Fabrique n’est pas forcément l’histoire que son titre semble suggérer.
Protéiforme, elle propose une vision tantôt fantastique et imagée, tantôt abstraite et plus symbolique, de cette activité obsédante d’une production infinie de laquelle nous ne pouvons plus nous passer, et qui régit notre quotidien.
L’esthétique de cette performance fait partie intégrante de la narration, et se positionne dans la continuité directe de l’identité visuelle du festival.
En effet, la pièce reprend les 3 formes élémentaires présentes sur l’affiche du festival (réalisée également par Romain Tardy, en collaboration avec l’illustrateur Baptiste Alchourroun), à la symbolique forte, puisque le visuel de cette édition 2009 est basé sur le métissage de ces formes élémentaires, engendrant des motifs de plus en plus riches en couleurs et complexes dans leurs formes.
Le défi ici est bien d’éviter toute forme d’ethnocentrisme, pour se concentrer sur des données tendant vers une certaine vision de l’universalité.
Et les hommes, dans tout ça ?
C’est bien là la question.
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